Vacance commerciale : les villes moyennes touchées

Selon la fédération du commerce spécialisé, seules 22 villes affichent désormais un taux de vacance inférieur à 5 %, contre 40 un an plus tôt. Et alors que 45 centres-villes affichaient l’an passé un taux dépassant 10 %, ils sont désormais 65.

Les villes les plus touchées sont celles de moins de 50 000 habitants avec 9,3 %, et 50-100 000 e3e8habitants avec 10,2 %. Très préoccupant est également le cas des villes moyennes (100-200 000 habitants), qui affichent un taux de 8,7 %, et une progression plus forte que la moyenne, avec 2,1 points de croissance sur un an.

« Nos enseignes se battent. Le commerce spécialisé a plus de moyens et d’intelligence collective pour évoluer, revoir l’approvisionnement, les concepts de magasins, échanger… Et ce qui est clair, c’est que, même si ces villes moyennes sont fragiles, nos commerçants ne veulent pas les abandonner. Mais ils sont unanimes : pour que cela marche, ils ont besoin de maires dynamiques, de vrais managers de centres-villes, qui mettent de l’énergie pour retravailler l’accessibilité et la vie de quartier. »

Procos constate au passage que les centres-villes s’en tirant le mieux sont ceux proposant une forte concentration d’enseignes. « Quand vous avez une forte concentration, vous avez des acteurs capables d’amortir une baisse localisée des ventes grâce à l’ensemble de leur réseau ». « Les enseignes sont souvent critiquées pour leur omniprésence, mais celle-ci est aussi un facteur de résistance. »

Procos représente à ce jour quelque 260 enseignes du commerce spécialisé. Un ensemble pesant 735 000 emplois dans l’Hexagone, pour un chiffre d’affaires de 93,5 milliards d’euros.

La vacance commerciale a de nouveau progressé dans les centres-villes, atteignant l’an passé 8,5 %, contre 7,8 % en 2013 et 7,2 % en 2012. Un phénomène qui ne laisse plus indemne qu’un nombre réduit de villes, selon Procos.